14 MINUTES

LE NAUFRAGE DE
L’
EMPRESS OF IRELAND

Le 29 mai 1914, le majestueux transatlantique Empress of Ireland coulait en 14 minutes dans le fleuve Saint-Laurent.

Après le naufrage du Titanic, celui de l’Empress of Ireland est le plus grand désastre maritime en temps de paix. Il a pourtant sombré dans l’oubli collectif, contrairement à son prédecesseur d’infortune.

À l’occasion de la publication aux éditions JCL du livre de James Croall, 14 minutes – Le naufrage de l’Empress of Ireland, nous avons souhaité à LivresPLUS, consacrer à ce paquebot oublié un dossier spécial et afin d’honorer à notre façon, la mémoire des 1012 victimes de ce naufrage, nous le publions en ce 29 mai 2000, soit 86 ans jour pour jour après la tragédie.

 

 

Le Royal Mail Steamer (RMS) EMPRESS OF IRELAND

En ce début de XXe siècle, le Canadian Pacific Railways (CPR) dont le réseau ferroviaire couvre le territoire canadien d’un océan à l’autre et dont les hôtels permettent à ses voyageurs d’être hébergés dans les plus grands centres urbains et de villégiature du Canada, veut conforter sa présence dans le domaine des transports. Il a vite compris, qu’en ces temps d’émigration vers l’Ouest, sa force future impliquait une présence accrue sur l’Océan.

Commandés en 1904 aux chantiers navals écossais de la Fairfield Shipbuilding & Engineering Company, les deux paquebots jumeaux du CPR seront lancés le 11 novembre 1905 pour l’Empress of Britain et le 27 janvier 1906 pour l’Empress of Ireland.

Longs de 172 mètres, larges de 20 mètres, les deux Empresses dont le CPR veut faire les paquebots les plus confortables vers le Canada, établiront très vite des records de vitesse. Du haut de leurs sept ponts, les deux vapeurs flambant neufs développent 20 noeuds en haute mer. En outre, dans sa publicité, le CPR table sur le fait que ses nouveaux transatlantiques relient les ports de Québec et Liverpool en seulement six jours, mais surtout, — et c’est là le point fort de ses affiches, n’oublions pas que la clientèle est encore douloureusement traumatisée par le naufrage du Titanic dans l’Atlantique Nord — avec seulement quatre jours en plein océan, puisque deux jours seront consacrés à la remontée du Saint-Laurent. Leur popularité ne cessera pas de grandir

Le naufrage du Titanic le 14 avril 1912 a précipité l’amélioration des conditions de sécurité à bord des paquebots. Conformes aux exigences de la Lloyd de Londres en matière de transport de personnes, les Empresses qui sont donc des navires très sécuritaires, ont néanmoins renforcé après 1912, leur capacité de sauvetage en embarquant un nombre de gilets de sauvetage supérieur au nombre maximum de personnes susceptibles d’être à bord, en prévoyant entre autres des gilets pour les enfants, des bouées, et surtout, plus de places dans les embarcations de sauvetage. L’Empress of Ireland, tout comme son jumeau, est équipé maintenant d’un système de détection des icebergs ainsi que d’un dispositif de télégraphie sans fil Marconi. Soulignons encore que l’Empress of Ireland représentait réellement pour l’époque un standard de sécurité.

Leur construction selon le principe dit « des deux compartiments»  doit leur permettre de rester à flots même si deux compartiments sur les onze dont ils disposent, sont inondés. Mais, les cloisons de ces compartiments étanches sont percées de portes dont les panneaux coulissants à l’horizontale vont devoir – en cas d’avarie – être fermés grâce à un système de crémaillières actionné à la main avec une manivelle. Après le naufrage de l’Empress of Ireland, la plupart des paquebots ont adopté d’ailleurs un système de fermeture automatique actionné depuis la timonerie…

 


Photo : Peabody Essex Museum, Massachusetts

 

QUÉBEC – LIVERPOOL : départ le 28 mai 1914 pour

un dernier voyage qui n’aura duré que 9 heures 42 minutes

L’Empress of Ireland largue ses amarres le 28 mai 1914, vers 16 h 35. Il s’éloigne du port de Québec avec 1477 personnes à bord dont 1057 passagers et 420 membres d’équipage. Il s’agit là de sa 96e traversée. Peu après 1 h 20 du matin, le pilote québécois, Adélard Bernier, auquel incombait la mission de guider le transatlantique pour sa remontée du fleuve Saint-Laurent, est débarqué à la hauteur de Pointe-au-Père, à bord du remorqueur Eureka.

À 1 h 55, à 4 miles du rivage, presqu’en face du petit village de Sainte-Luce, en plein brouillard, le RMS Empress of Ireland est éperonné en son centre par le SS Storstad, un charbonnier norvégien faisant route vers Montréal, les cales pleines de charbon. Le Storstad se serait enfoncé de quelque 8 mètres à l’intérieur de l’Empress of Ireland, lui ouvrant la coque sous la ligne de flottaison sur 4 mètres de large comme un ouvre-boîte le ferait d’une boîte de conserve. James Croall nous donne cette précision effrayante à savoir que «l’eau pénétrait dans l’Empress au rythme de 240 000 litres à la seconde»...

La plupart des passagers dormaient au moment de la collision, certains seront jetés à bas de leur couchette, mais nombre d’entre eux ne remarqueront même rien. Personne n’aura le temps de les réveiller et la mort les fauchera dans leur sommeil. Pourtant cette fois-ci, il y avait un nombre largement suffisant de chaloupes et de gilets de sauvetage. Mais le temps a joué contre eux.

En moins d’une minute et demie, les deux chaudières sont inondées. Trois minutes après l’impact, l’électricité fait déjà défaut à bord du transatlantique. À 1 h 56 , le RMS Empress of Ireland transmet son dernier message télégraphique : c’est un S.O.S. James Croall nous fait vivre ces moments d’intense émotion avec beaucoup de réalisme nous expliquant comment le télégraphiste Ferguson lance son signal de détresse un pied sur le plancher de la cabine et l’autre sur le mur, tant la gîte du paquebot est déjà forte quelques minutes seulement après la collision. En raison même de cette gîte importante, plusieurs portes étanches ne peuvent être fermées et l’eau s’engouffre inéxorablement, faisant basculer en dix minutes la masse du navire. À 2 h 05, l’Empress of Ireland est couché sur son flanc droit et les chaudières explosent.

Quelques minutes de plus suffiront à engloutir à jamais le paquebot du CPR.

Il est 2 h 09, en ce matin du 29 mai 1914. 14 minutes se sont écoulées depuis la collision avec le Storstad, lorsque les eaux du Saint-Laurent engloutissent l’Empress of Ireland par 50 mètres de fond après un voyage d’exactement 9 heures et 42 minutes.

L’extrême rapidité du naufrage, comparativement à celui du Titanic, a joué en défaveur des passagers qui connaissaient encore mal le navire sur lequel ils avaient embarqués seulement quelques heures plus tôt. Les chiffres sont accablants : environ 80 % des passagers ont péri et 41 % des membres de l’équipage. Bilan : 1012 victimes sur les 1477 personnes qui se trouvaient à bord, dont 134 enfants sur 138.

 

14 MINUTES : Le naufrage de l’Empress of Ireland

James Croall nous parle longuement dans son livre, 14 minutes – Le naufrage de l’Empress of Ireland, de l’enquête royale qui commença ses audiences à Québec, dès le 16 juin 1914, sous la présidence de Lord Mersey, celui-là même qui avait déjà présidé la commission d’enquête lors du naufrage du RMS Titanic en 1912 et qui présidera en 1915, celle relative au naufrage du RMS Lusitania. Je ne vous dévoilerai rien des conclusions de ladite enquête vous donnant ainsi une raison supplémentaire de lire l’excellent ouvrage de James Croall.

En effet, les éditions JCL nous offrent là bien plus qu’un simple livre sur ce qui est la plus grande tragédie maritime canadienne de tous les temps. Les nombreuses photos d’époque prêtées par le Musée de la Mer de Pointe-au-Père dont le directeur Serge Guay signe d’ailleurs la préface, contribuent en effet à faire de cet ouvrage, un véritable livre de collection tout autant qu’un témoignage iconographique rare et précieux sur cet événement.

Avec une infinie minutie et un profond réalisme, James Croall nous fait vivre en effet minute par minute, le déroulement de cette catastrophe. Il n’en demeure pas moins, toujours d’une grande objectivité face aux événements dont il nous narre le funeste et inexorable enchaînement. L’écriture est dynamique, le style clair et précis, et le tout est parfaitement rendu par la traduction de Serge Proulx.

L’auteur se livre à une véritable enquête avec une profusion de détails et suscite l’intérêt du lecteur d’un bout à l’autre des 319 pages sans jamais le lasser. Comme le souligne, en outre, fort judicieusement dans sa préface, monsieur Guay, le récent film sur le Titanic nous a permis de visualiser les moments d’enfer et d’émotion intense que représentent un naufrage, l’angoisse et la peur des personnes à bord, il nous est donc plus facile désormais d’imaginer l’inimaginable à savoir le même drame condensé en moins d’un quart d’heure. Les descriptions souvent très poignantes de James Croall ne peuvent donc que faire jaillir en nous les souvenirs cinématographiques des images de James Cameron.

Que vous connaissiez déjà la tragédie de l’Empress of Ireland ou que vous la découvriez en lisant ces lignes, l’ouvrage de James Croall ne pourra pas vous laisser indifférent.

Un livre de qualité à lire absolument et à conserver pour la richesse de sa documentation.

14 Minutes
Le Naufrage de l’Empress of Ireland
James Croall
Traduit de l’anglais par Serge Proulx
Collection Vers l’inconnu
319 pages – 2000
Les Éditions JCL

© Alexandra S. Holstein
LivresPlus
Montréal, 2000

 

 

SOMBRÉ DANS L’OUBLI

Un documentaire émouvant

sur le RMS Empress of Ireland

 

Ce film de 93 minutes de Merlin Films, une société de productions montréalaise, produit par Michel T. Prévost et réalisé par Alain Vézina mérite toute votre attention, car il est un magnifique complément au livre de James Croall, 14 minutes Le naufrage de l’Empress of Ireland, d’où sa place ici dans ce dossier exceptionnel consacré à l’Empres of Ireland.

Présenté en avant-première en septembre 1999, dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal, ce documentaire recrée l’histoire du RMS Empress of Ireland, illustrée par d’importantes archives photographiques, nous explique la collision avec le Storstad grâce à une animation informatique, nous présente des entrevues exclusives dont une avec David Zeni, auteur du livre « Forgotten Empress ».

Mais l’un des moments forts du film est indiscutablement la visite guidée de l’épave : environ dix minutes d’images sous-marines émouvantes baignées dans un éclairage presque iréel et intemporel, des images d’une douloureuse beauté. Rappelons en effet, qu’à la différence du Titanic, la coque de l’Empress of Ireland est entière et son épave est encore très majestueuse sous ses 50 mètres d’eau. Cependant la très forte inclinaison a endommagé la structure intérieure. Toujours à la différence du Titanic, l’épave de l’Empress of Ireland contient encore des ossements humains puisqu’elle est à jamais la sépulture maritime de près de 800 personnes.

Le travail de la caméra tout au long de ces 93 minutes est remarquable, tout comme d’ailleurs le travail difficile des plongeurs sur le site. Soulignons au passage la contribution exceptionnelle de Marc Hardenne qui a très chèrement payé, sa passion pour l’épave du St-Laurent.

Sombré dans l’oubli est incontestablement le premier documentaire complet sur l’Empress of Ireland depuis sa sortie des chantiers de la Fairfield en 1905 jusqu’au classement historique du site de son naufrage en 1998.

Surveillez autour de vous la présentation de ce film car il en vaut vraiment la peine.

© Alexandra S. Holstein
LivresPlus
Montréal, 2000

 

Pour toute information complémentaire sur ce documentaire, voici le numéro de téléphone à Montréal de Merlin Films : (514) 721-4416

 


Pavillon Empress of Ireland

 

LE MUSÉE DE LA MER DE POINTE-AU-PÈRE

 

Spectacle multimédia sur le naufrage de l’Empress of Ireland

dans le nouveau pavillon du musée

à compter du 3 juin 2000

http://www.musee-mer.qc.ca

Pointe-au-Père a toujours été un endroit privilégié pour l’observation du Saint-Laurent en raison même de sa situation en avancée dans le fleuve, à la limite du Golfe du Saint-Laurent et aux portes de la mer. Un premier phare y a donc été érigé dès 1859, et jusqu’à 1976, date de l’abandon par Transports Canada du système traditionnel, quatre phares y ont été successivement construits.

Du haut de ses 33 mètres et de ses 128 marches, le phare actuel de Pointe-au-Père, construit en 1909, est un des plus hauts du Canada. Lieu historique national, il nous rappelle que les conditions de navigation sur le Saint-Laurent sont souvent des plus difficiles et que très tôt, Pointe-au-Père a joué un rôle déterminant au niveau des aides à la navigation avec la présence entre autres, d’un poste de relais pour les pilotes spécialisés chargés d’aider les bâteaux dans leur navigation fluviale. Les installations d’aide à la navigation de Pointe-au-Père sont devenues au fil des années de plus en plus importantes, évoluant au fil des perfectionnements techniques : station de relevés de marées et de courants, service de signaux, station Marconi de télégraphie sans fil….

Rappelons-nous que le 29 mai 1914 vers 1 h 20, c’est à Pointe-au-Père qu’a été débarqué sur le remorqueur Eureka, le pilote Bernier qui venait de guider l’Empress of Ireland dans sa dernière remontée du fleuve, puisque moins d’une heure plus tard : le transatlantique avait coulé corps et biens. C’est aussi la station Marconi de télégraphie sans fil de Pointe-au-Père qui a reçu le message de détresse de l’Empress et envoyé les premiers secours.

Lorsque la visibilité sur le fleuve diminuait en raison du brouillard, la lumière du phare devenait difficilement perceptible rendant plus difficile encore la navigation. On y suppléa donc en installant un signal sonore qui au fil du temps, est passé du canon de jadis au sifflet de brume électronique, en passant par la corne de brume qui fut installée en 1903 dans le hangar du criard à brume.

Au cours de l’entrevue téléphonique qu’il a bien voulu nous accorder, le 23 mai 2000, monsieur Serge Guay, directeur du Musée de la Mer de Pointe-au-Père, nous a rappelé que ce musée avait été fondé en 1980 par des plongeurs qui souhaitaient faire partager au public leur passion pour l’Empress of Ireland, et qui étaient surtout bien décidés à lutter contre l’oubli collectif dans lequel la plus grande catastrophe maritime au Canada semblait avoir inéxorablement sombré. Parmi eux, monsieur Tremblay qui plongeait sur le site dans les années 70 et auquel revient d’ailleurs cette idée originale.

Depuis 18 ans, précise encore monsieur Guay, le musée est installé dans les anciens bâtiments de Parcs Canada, sous la juridiction du ministère du Patrimoine Canadien. En échange des locaux, et tout en contribuant à la mise en valeur du patrimoine maritime, la corporation du musée fait visiter le phare, le hangar du criard à brume et la maison du gardien.

Si l’histoire de Pointe-au-Père en tant que haut lieu des aides à la navigation est une des thématiques principales du musée, ne perdons pas de vue, le but premier de ses fondateurs : raviver le souvenir de l’Empress of Ireland en mettant en valeur ses vestiges.

Le Musée de la Mer présente pour les trois prochaines années, la Maquette du constructeur de l’Empress of Ireland qui lui a été prêtée par le Musée Steward sur l’île Sainte-Hélène (Montréal), son actuel propriétaire. Cette maquette de construction originale, longue de 4 mètres est particulièrement riche en détails. Il faut savoir en effet qu’au début du XXe siècle, une maquette était construite pour chaque navire. Les maquettes de l’Empress of Ireland et de son frère jumeau, l’Empress of Britain datent de 1905.

Pourquoi ce naufrage est-il si peu présent dans notre mémoire collective, contrairement à celui du Titanic ?

Le directeur du Musée de la Mer pense qu’il y a certainement plusieurs raisons à cela, parmi lesquelles le fait qu’il y avait à bord du Titanic beaucoup plus de gens riches et célébres qu’à bord de l’Empress; que la trop grande confiance de l’équipage du Titanic dans leur insubmersibilité était choquante; et qu’effectivement, le naufrage de l’Empress of Ireland avait rapidement été occulté dans l’actualité de l’époque par la déclaration de la Première Guerre mondiale peu de temps après.

En entrevue, monsieur Serge Guay nous expliquait que depuis le succès du film Titanic, tout le monde voulait s’approprier la tragédie de l’Empress of Ireland alors même que la plupart d’entre eux ils ignoraient tout de celle-ci. Il reçoit maintenant régulièrement des appels des États-Unis et d’ailleurs.

Soulignons que «Le Musée de la Mer de Pointe-au-Père est le seul organisme contribuant de façon permanente à faire connaître les événements entourant le naufrage de l'Empress of Ireland, et ce, tant en Amérique du Nord qu'en Europe.»

La construction d’un nouveau pavillon muséal consacré au naufrage de l’Empress of Ireland a été décidé afin de donner au musée plus d’espace. Elle a été confiée à Richard Goulet, «un architecte du coin très versé dans tout ce qui est maritime», nous précise monsieur Guay. Ajoutant que cet architecte n’avait pas reçu de mandat spécial quant à la forme du pavillon; il s’est simplement inspiré de la collision : on peut observer que la partie centrale rappelle la proue du navire percutant l’Empress. Ce complexe très original qui ouvrira ses portes au public à compter du 3 juin 2000 abritera une salle de 80 places dans laquelle sera présenté un spectacle multimédia sur le dernier voyage de l’Empress of Ireland.

Selon monsieur Guay, ce spectacle qui privilégie les techniques de projection trois dimensions permettra au spectateur d’être un témoin actif de la tragédie, il revivra les événements de façon beaucoup plus émotionnelle. Grâce à la technologie très avancée utilisée dans ce spectacle multimédia, – et entre autres, les techniques stéréoscopiques permettant de mettre tout particulièrement en valeur les photographies originales – le spectateur sera au centre d’un espace tridimensionnel au sein duquel les effets spéciaux utilisés, tant au niveau du son que des éclairages, permettront une évocation dramatique encore plus réaliste tout en étant toujours très artistique, lui donnant quasiment l’impression qu’il est à bord du transatlantique.

Enfin, chers amis internautes, sachez que le Musée de la Mer de Pointe-au-Père vous présentera bientôt son musée virtuel où vous pourrez découvrir un large éventail d’objets récupérés sur l’épave. Ce musée virtuel devrait contenir près de 150 objets soigneusement choisis pour la qualité de leur état de conservation, leur variété et leur représentativité. Une fiche technique détaillée accompagnera chaque pièce.

Si ce dossier vous a permis de découvrir un peu mieux ce qu’était ce magnifique paquebot et si tout comme nous, vous voulez que sa mémoire et celles de ses passagers et membres d’équipage perdure, mettez donc au programme de vos prochaines vacances une visite à Pointe-au-Père et découvrez ce site historique, son phare, son musée, son très original nouveau pavillon et son spectacle multimédia.

Et surtout, quand à l’avenir on vous parlera du Titanic, racontez ce que vous savez de l’Empress of Ireland… ainsi, petit à petit, grâce à nous tous, l’Empress of Ireland ne sombrera plus dans l’oubli.

 

Le Musée de la Mer de Pointe-au-Père
1034, rue du Phare
Pointe-au-Père (Québec)
CANADA G5M 1L8
Téléphone : (418) 724-6214
Télécopieur : (418) 721-0815
Site internet : www.musee-mer.qc.ca

© Alexandra S. Holstein
LivresPlus
Montréal, 2000

En dehors du livre de James Croall, toutes les photographies figurant dans ce dossier nous ont été aimablement prêtées par le Musée de la Mer de Pointe-au-Père.