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LA
FEMME DE LA FONTAINE
Par quel caprice du hasard ou volonté du destin, le Français, l’écrivain,
le Juif, Robert Letellier, va-t-il rencontrer Katia, la Russe aux yeux verts, la
paysanne, La Femme de la fontaine ?
Pourquoi vont-ils s’aimer au premier regard ? Pourquoi vont-ils devoir se séparer ? Seules traces de leur amour : un enfant, un roman et
aussi, la conviction d’avoir rencontré l’unique, l’exclusif, le définitif,
l’absolu, l’irremplaçable. Notre histoire se déroule en plein cœur de l’Europe, de la fin du XIXe
au début du XXe siècle. Les
lieux, les personnages, les héros du quotidien vont se multiplier et
s’entrecroiser. De Naples, avec Emilio le patriarche fécond, jusqu’à Paris où sa
petite dernière Isabella rencontre Robert, l’épouse et lui donne cinq
enfants avant de mourir. De
Pavlovitchi en Russie où Robert rencontre Katia devant la fontaine du village. D’Athènes à Istambul, et jusqu’à Erevan, avec Samuel
Derderian. De Saint-Pétersbourg
jusqu’à Berlin… Le décor est
planté et l’histoire évolue dans l’Europe tourmentée de cette époque :
la Première Guerre Mondiale avec son lot d’atrocités;
la grippe espagnole dévastatrice et dramatique; la révolution russe de
1917 porteuse d’espoirs; le génocide
arménien de 1915 sournois mais bien réel, jusqu’à l’avènement d’Hitler
en 1933. Étonnamment documenté, ce roman d’un intérêt historique évident
possède en outre un intérêt sociologique certain, car il nous décrit précisément
à travers le prisme des événements, la réalité sociale de cette époque.
Cette grande aventure romanesque est écrite avec beaucoup de sensibilité,
de tendresse, d’émotion, mais aussi avec une grande virtuosité et maturité
littéraires dans le style et le rythme. Avec La Femme de la fontaine, Élizabeth Filion signe là son
premier roman. Et quel roman !
Je découvre ici avec bonheur et espoir un auteur qui possède à n’en
pas douter ce don, cette capacité, cette habileté à manier le verbe qui
feront d’elle assurément un des grands écrivains de demain.
Et puis, comme moi, n’hésitez pas, laissez-vous emporter dans le
tourbillon de cette histoire et ne vous étonnez pas si parfois au détour
d’une page, le coin de l’œil vous chatouille agacé par cette petite larme
qui vient d’émerger et qui ne demande qu’à glisser paisiblement le long de
votre joue. La
Femme de la fontaine © Thierry Valois |