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MEURTRE
SUR PAPIER GLACÉ
C’est
donc franchement à reculons, que j’ai finalement ouvert Meurtre sur papier
glacé, le premier roman de Kate White qui lui a d’ailleurs valu le Matrix
Award 2003. Et là, une très
agréable surprise m’attendait dès les toutes premières pages qui ont immédiatement
su capter mon attention. À la fin
du premier chapitre, je n’avais pas le moins du monde envie d’en rester là,
mais bien au contraire, je m’étais laissée prendre au jeu et je décidais de
lire la suite d’une seule traite. Bailey Weggins est journaliste.
Plutôt douée, la brillante et pétulante Bailey est en fait un des
reporters vedettes du magazine féminin Gloss, dirigé de main de maître et
sans état d’âme par celle que le tout New York a baptisé en coulisses le «Terminator
en talons aiguilles », Cat Jones.
Mais si Cat est sa patronne, c’est aussi son amie.
C’est à ce titre qu’elle appelle Bailey au secours, un dimanche au
petit matin, transformant en un seul coup de sonnerie, un week-end amoureux en
un cauchemar glacial, et mettant
fin sans ménagement aux plus torrides promesses…
Cat Jones a un problème : un gros problème même.
Heïdi, la jeune fille au pair qui travaille chez elle gît désormais
sans vie au milieu dans son petit appartement de fonction.
Entre deux reportages, Bailey Weggins va se lancer dans une enquête
pleine de rebondissements et de dangers, où ses nerfs vont être mis à rude épreuve. Le
monde en apparence bien trop lisse d’un grand magazine de la presse féminine
s’avère un piège redoutable où chacun ou presque semble prêt à tout pour
gravir les échelons vers la gloire. Glamour,
strass et paillettes…. côtoient au quotidien, la jalousie, l’envie et
l’hypocrisie. Les coups bas
semblent être comme autant de bulles de champagne.
Les cocktails et autres mondanités, ou les salles bourdonnantes des rédactions
des grands journaux constituant leur terrain de prédilection, une zone de tous
les dangers où tous les coups semblent permis pour se faire un nom. Kate
White nous entraîne à sa suite dans son monde et la toile de fond de son roman
est d’une criante authenticité. Elle
multiplie pour le plus grand plaisir du lecteur les fausses pistes, semblant même
prendre un plaisir inégalé à se jouer de nous. Son écriture n’a pas d’autre prétention que d’être
efficace et elle y parvient sans peine. L’intrigue,
intelligemment construite, est tout à fait plausible. Elle bénéficie en effet de la parfaite connaissance que
l’auteur a de son milieu professionnel, celui des médias et de l’univers
« impitoyable » qu’il constitue.
Un
bien agréable moment de lecture. ©
Alexandra S. Holstein Meurtre
sur papier glacé |