L’HOMME QUI VOULAIT CHANGER LE MONDE
Justin
a 8 ans lorsque son père, Jérémie Luckiny, un ancien champion du monde de
boxe, catégorie poids lourds, le confie à un orphelinat parisien géré par
l’Assistance Publique. Justin veut
devenir astrophysicien. Devenu
pupille de l’État au décès de son père, l’élève très brillant du Lycée
Charlemagne s’avère bien vite être un enfant surdoué qui changera trois
fois de niveau au cours de l’année scolaire, effectuant ainsi son cycle
secondaire en seulement un an. Il
n’a que 9 ans lorsqu’il entre en terminale.
Il grandit entouré de l’affection et du soutien inconditionnel de sa
famille d’accueil, Jeanne et Robert de Rouvray.
Sa thèse
de doctorat sur l’exobiologie vaut à Justin le prix Nobel et ses théories
sur l’au-delà et ses mystères passionnent la communauté scientifique
internationale, mais aussi le monde entier… pour ne pas dire même toutes les
galaxies y compris les plus lointaines !
En fait,
tout n’est pas aussi clair qu’il y paraît dans la vie du désormais célèbre
Professeur Justin Luckiny, brillant astrophysicien, mais aussi grand humaniste.
Que veulent dire ces larmes bleues phosphorescentes qui coulent de ses
yeux depuis sa naissance ? Que
signifie ce chat qui le suit depuis sa plus tendre enfance et qui semble
n’avoir d’autre but que de le protéger et de veiller sur lui.
Qui veut le protéger ainsi et de quoi ?
Arrivera-t-il à sauver notre planète lors de la prise d’otages des
chefs d’État au siège de l’ONU ?
Cette prise d’otages suscitera par ailleurs bien des interrogations
scientifiques, car des phénomènes atmosphériques inexplicables semblent avoir
entraîné la disparition, ou plutôt l’aspiration pure et simple des
dirigeants de ce monde dès leur approche de l’édifice abritant le siège de
l’ONU. Un édifice qui lui aussi,
ce jour-là, semble être devenu invisible aux yeux de la foule et des
journalistes qui se pressent sur l’esplanade cherchant en vain des réponses
à leur angoisse grandissante face à ces phénomènes inexpliqués et
difficilement explicables pour le commun des mortels.
Mais, au fait, le Professeur Luckiny que l’on dit pourtant présent au
siège de l’ONU et que l’on présente même comme l’interlocuteur privilégié
des preneurs d’otages, les représentants du Conseil des Galaxies de
l’Univers, n’atil pas été mystérieusement assassiné à Paris il y a
quelque temps déjà et enterré en Haute Galilée entouré de sa famille et des
grands de ce monde ?
Je
n’ai eu qu’un seul regret en refermant ce livre, celui de l’avoir ouvert
à reculons. Au premier coup d’œil,
la couverture m’avait rebutée : je la trouvais peu engageante, triste même,
enfin tout sauf attrayante. Le titre
lui-même, L’homme qui voulait changer
le monde, me faisait craindre le pire. Enfin, au dos du livre, la photo de
l’auteur montrait quelqu’un d’apparence taciturne, au regard et au visage
empreints d’une grande tristesse.
Je dois
avouer aujourd’hui que j’avais tort… grandement tort, car j’ai vraiment
adoré ce roman qui est tout sauf ennuyeux.
L’écriture de Raphaël A. Lévy est fluide et dynamique.
L’intrigue qu’il nous propose est bien ficelée.
En outre, je vous rassure, il ne faut absolument pas être un passionné
des sciences pour l’apprécier à sa juste valeur, car les sciences ne sont
ici qu’un prétexte. En fait, mystère,
science-fiction et aventure se mêlent à une trame très humaine.
La vie
pleine d’imprévus de Justin Luckiny défile sous les yeux du lecteur comme le
parfait scénario d’un excellent film mélange de thriller et de
science-fiction. Le tout est
magistralement orchestré par l’auteur qui nous tient en haleine d’un bout
à l’autre de son roman. Au final,
c’est donc une histoire passionnante et pleine de rebondissements inattendus
qui nous est offerte : une histoire où le surnaturel et le fantastique ne
sont jamais très loin de l’humain et du romanesque. L’homme
qui voulait changer le monde est tiré de l’un des scénarios de
l’auteur, c’est le premier roman de Raphaël A. Lévy à être publié et
gageons – pour notre plus grand plaisir ‑ que ce ne sera pas le dernier.
L’homme qui voulait changer le monde est
l’un de mes romans préférés de la rentrée littéraire automnale 2005. Raphaël
A. Lévy peut désormais sourire : son roman séduira à n’en pas douter,
un grand nombre de lecteurs tout comme il m’a séduite.
©
Alexandra S. Holstein
© LivresPlus
www.livresplus.com
L’homme
qui voulait changer le monde
Raphaël A. Lévy
Roman
341 pages —
2005
Lanctôt éditeur